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Varaignes

16 Avril 2010 , Rédigé par enuotip Publié dans #Thiviers à Varaignes 1892 fermée

varaignes.jpg 

 

Cette gare etait la derniére  en DORDOGNE sur cette ligne  supprimée

 

A  VARAIGNES on peut visiter le musée des tisserands

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Pierre FABRE 21/09/2010 18:27


Quand on pense au travail qu'il a fallu faire pour bâtir le chemin de fer et que l'on constate que, là où sa pertinence s'avérait discutable, il a été décidé, sans préserver l'hypothèse d'une
renaissance impérieuse (crise de l'énergie, urbanisation imprévisible...), de défaire, au plus vite, ces infrastructures et de les rendre impossible à rétablir.

Les exemples d'hier ne manquent pas, Crépy-en-Valois/Senlis/Chantilly, Tonneins/Villeneuve-sur-Lot/Penne-d'Agenais, Capdenac/Cahors/Fumel/Monsempron-Libos,
Agen/Bon-Encontre/Auch/Vic-en-Bigorre/Tarbes, Sarlat/St Denis-près-Martel, tous les segments pyrénéens, etc....

Certains imaginent un rétablissement de l'itinéraire Agen-Auch pour se connecter au T.G.V mais là, au moins, la plateforme subsiste.

Que reste-t-il des lignes du Massif Central? Peu de chose hélas et, malheureusement, on ne peut plus aller de Bordeaux à Lyon par la magnifique ligne de Clermont.

Aujourd'hui le "cercle sadique de brillantissimes et irresponsables énarques" préconise le saccage de Clermont-Nimes, ligne unique qui, seule, car il n'y a pas d'équivalence routière, permet de
découvrir les sources de l'Allier et le décor fascinant de son itinéraire.

Il se parle de percer les Pyrénées... où et quand? Vignemale ? Pierrefitte-Lourdes est déferrée, la ligne de Canfranc est envahie par la végétation et le coût des multiples études de son
rétablissement va devenir, en caricaturant, plus élevé que sa remise en service pour l'heure de plus en plus… virtuelle.

Le "sport" patrimonial, actuellement, consiste à vendre les tunnels désaffectés.

Pensons un peu aux ouvrages superbes que le chemin de fer a induit dont Garabit, la passerelle Eiffel à Bordeaux, les jonctions portuaires, les ceintures parisiennes…

Les malheureux qui les ont construits doivent se retourner dans leurs tombes.

En ramenant le parallèle aux infrastructures routières contemporaines peut-on affirmer, avec certitude, que le Viaduc de Millau chevauchera toujours le Tarn dans deux siècles !